dimanche 27 novembre 2011

Les fonctionnaires européens solidaires avec Bruxelles

Give eur hope. C’est le nom de l’AISBL créée en 2010 par quelques membres du personnel de la Commission européenne. A la base de cette initiative, Willy Hélin, chef de la Représentation de la Commission européenne en Belgique. Ce Belge (« bruxellois, d’adoption ») a créé Give eur hope pour financer des projets solidaires avec les Belges. Willy Hélin est un fonctionnaire européen, plutôt haut-gradé dans la hiérarchie. Il ne remet en cause ni le système des salaires européens, ni la fiscalité à laquelle ils sont soumis. Il n’empêche, lui et ses collègues désiraient faire preuve de solidarité avec la ville qui abrite les institutions.


Willy Hélin, membre fondateur de Give eur hope.
Bruxelles à l'honneur

Après plusieurs tentatives avortées, l’AISBL se met en place. Un an plus tard, ils sont 19 à se constituer membres, tous employés par la Commission européenne.
Avec le temps, l’AISBL s’est développée et compte financer dans les prochains mois des projets à l’étranger. Mais pour l’instant, c’est sur notre capitale que l’AISBL s’est concentrée, en finançant (ou co-finançant) trois projets à Bruxelles. La première réalisation était la rénovation de cuisines d’un immeuble du centre-ville géré par des bénévoles et habité par des familles précarisées.
« Le foyer des jeunes du quartier des Marolles a aussi bénéficié de notre aide financière, explique Willy Hélin. On a financé l’achat de matériel informatique : cinq ordinateurs, une connexion internet, un scanner, une imprimante et des logiciels. Tout cela dans le cadre de ce que l’on appelle pompeusement la lutte contre la fracture numérique … » Au total, un budget de 3520 euros a été investi.
Les projets partenaires de l’organisation sont passés au crible avant d’être acceptés (« On ne finance pas n’importe quoi, n’importe comment »). Les critères convergent vers un seul et unique but : soutenir quiconque vivant dans la pauvreté et l'exclusion sociale.

Appel à la solidarité

La jeune association ne manque pas d'ambition pour l'avenir.  Mais comme le dit le proverbe, l'argent est le nerf de la guerre. Pour récolter des fonds, Willy Hélin, membre fondateur projette notamment de faire connaître Give eur hope via une circulaire interne à la Commission. Un passage télévisé sur la chaine de la Commission européenne est aussi prévu. Dans notre capitale comme ailleurs, les projets ne manquent pas. Give eur hope a en tout cas le mérite de tordre le cou à quelques mythes persitants, comme celui du fonctionnaire européen riche mais peu généreux ou celui de l'eurocrate replié sur lui-même et peu impliqué dans la vie bruxelloise...

Hélène Lebailly

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